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Audrey Kraus, élève de la classe DC3CMA (2019-2020) parmi les lauréats du Concours lycéen du meilleur texte en français 2020

 

Audrey Kraus, élève de la classe DC3CMA (année scolaire 2019-2020), figure parmi les lauréats du Concours lycéen du meilleur texte en français/ Prix Victor Hugo de la Francophonie 2020 (Mention spéciale du jury). Elle a reçu un diplôme nominatif de participation ainsi qu’un bon d’achat lors d’une cérémonie officielle de remise des prix, en présence de Madame la Ministre de la Culture, Sam Tanson.

Piloté par un comité comprenant des représentants de l’Institut français du Luxembourg, de l’Ambassade de France au Luxembourg, et de membres de l’Association Victor Hugo, ce concours a été organisé dans le cadre du Mois de la Francophonie 2020, et de la mise en œuvre du « Plan pour la Langue française et le plurilinguisme », annoncé par le Président de la République Emmanuel Macron le 20 mars 2018, afin de promouvoir la francophonie dans le monde.

Il s’agissait d’un concours de production littéraire à destination des lycéens, reposant sur un travail linguistique, à partir des 10 mots de l’opération « Dis-moi dix mots » organisée chaque année par les ministères français de la Culture et de l’Éducation Nationale. Pour 2020, les 10 mots de l’opération étaient : aquarelle, à vau-l’eau, engloutir, fluide, mangrove, oasis, ondée, plouf, ruisseler, spitant.

Objectifs pédagogiques du Prix Victor Hugo de la Francophonie

  • Favoriser l’appropriation des mots et le travail sur la langue française de manière ludique, en dehors du cadre scolaire ;
  • Encourager la créativité des élèves sur un thème donné ;
  • Faire réfléchir les élèves sur les valeurs de la Francophonie

Le jury était composé de professeurs de français, de représentants de l’Institut français du Luxembourg, de l’Ambassade de France du Luxembourg, et de l’Association Victor Hugo, et était présidé par l’écrivain luxembourgeois Jean Portante.

 

MON AVENTURE

Je m’appelle Aurélie et je vous raconte mon dernier voyage.

Depuis ma visite dans la galerie d’art « le Louvre », je me sens comme ensorcelée. Cette aquarelle, peinte en couleurs à l’eau, suspendue au fond du couloir, m’a intriguée. J’ai donc décidé de me rendre sur le lieu qui est représenté sur cette toile. Je savais que cela allait être un très long voyage, avec beaucoup d’obstacles, mais je voulais absolument voir cette oasis.

En préparant mes affaires, les premières questions se sont posées. La question la plus perturbante était : « Comment me vêtir adéquatement, à cause du changement climatique ? » Je sais que pendant la journée il fait entre 50 et 60 degrés Celsius, cependant pendant la nuit la température baisse environ de 30 degrés Celsius. Lors du tri de mes vêtements me vient une seconde question : « Quels produits sanitaires sont de première urgence ? » La troisième question me survient à l’esprit : « Quelles vaccinations doivent être effectuées avant le départ sur cette aventure ? »

Ayant réglé le problème de toutes mes questions, j’appelle un taxi, pour me rendre à l’aéroport. Très fière, je présente mon billet d’avion à l’hôtesse d’accueil, qui m’oriente vers le bon terminal. Toute excitée, j’attends le départ. Lors du vol, je me renseigne sur ma destination et ses dangers. Prise d’angoisse, la gorge sèche, je commande une eau spitante auprès de l’hôtesse d’air. Tout un coup le sommeil se fait ressentir et je m’endors. Je n’ai pas dormi longtemps, quand subitement je me

réveille, trempée de sueur, je sens les gouttes qui ruissellent le long de mon dos. Je regarde sur ma montre et je réalise qu’il ne manque plus beaucoup d’heures jusqu’à l’arrivée. Pour ne pas trop m’ennuyer, j’écoute de la musique. Au moment où je me lève, pour aller aux toilettes, l’avion a des turbulences. J’enlève mes écouteurs et j’entends des cris et je vois les gens paniquer. Pour rassurer les passagers, l’hôtesse d’air nous indique les précautions à prendre. Malgré le ton serein de l’hôtesse de l’air, l’hystérie s’installe à bord. Le pilote perd le contrôle de l’avion et nous voyons le sol se rapprocher de plus en plus. Les visages remplis de peur m’effrayent. Presque arrivé à l’aéroport de ma destination, l’avion s’écrase sur les dunes du Sahara et prend feu. Je m’évanouis….

Dans mon inconscience, je panique. Je me trouve dans l’eau au milieu d’une mangrove. En cherchant mon sac à dos, j’essaye de respirer profondément et de me calmer. Je me tiens à une racine d’un arbre, quand je vois mon sac partir à vau-l’eau. Ma jambe ! Visiblement je me suis blessée. Dû à la médication que j’ai prise pour pouvoir dormir lors du vol, mon sang est très fluide. L’eau devient rouge autour de moi, je dois absolument sortir d’ici. J’essaye de nager jusqu’au bord où je peux sortir de l’eau. Tout à coup, une ondée. Je me mets sous un arbre, et j’essaye d’arrêter le saignement de ma blessure. Avec des crampes au ventre, j’essaye d’attraper un poisson. Plouf ! Une pomme qui tombe d’un arbre dans l’eau. Je la sors de l’eau et je l’engloutis, tellement j’ai faim. À nouveau, une ondée.

 

Je me réveille dans une ambulance, le secouriste m’a dit qu’il n’y avait pas de morts.

 

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